L'église Saint-Martin de Berd’huis

(Berzillis en 940)

Paroisse Sainte Madeleine au Perche

églises voisines : Saint Agnan sur Erre ; Saint Hilaire sur Erre ; Saint Jouin de Dancé ; Saint Pierre la Bruyère

Présentateur :abbaye Saint-Denis de Nogent

Petite église à deux nefs, la seconde au nord. Clocher daté de 1618, sur plan carré, au flanc nord du collatéral. La nef principale se termine en abside. Les deux nefs sont réunies par des piliers ronds sous arcades du XVIe siècle.

Récemment restaurée, elle contient un autel face au peuple en calcaire, copie de l’époque romane. La nef latérale contient un autel en pierre d’époque classique.

Le cadran solaire, gravé sur une pierre, date de 1605 et est le plus ancien du Perche.

En dessous figure une devise : XP REGIT ASTRA, le Christ dirige les astres, dans la-

quelle le chrisme est figuré par les deux lettres grecques X et P.

A regarder principalement :

Le nouveau vitrail de la Charité (1996)

Une réalisation de Michel Ducreux, en émaux très clairs.

Prenons le temps de bien le regarder en lisant le descriptif ci-contre.

Les deux vitraux de Paul Bony et Adeline Stévens (1948)

Notre Dame de Lourdes

et la Rosace Ouest ... La rosace de la Passion.

Découvrons le sens de chaque détail.

Les trois vitraux du choeur :

Au milieu... Question : Que représentent ces trois personnages “allégoriques” ?

Qui répondra ?

A gauche et à droite : des scènes d’Evangile faciles à reconnaître.

Le vitrail du Sacré-Coeur.

Paray-le Monial et Sainte Marguerite Marie Alacoque

En-dessous de ce vitrail l’emplacement de l’ancienne piscine romane.

Plus loin au sud (côté bourg)

Une fenêtre romane découverte il y a une trentaine d’années.

Le vitrail Sainte Agnès, martyre. (U304) fête le 21 janvier.

Vitrail : hommage de Berd’huis à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Nouveau vitrail de Berd’huis

La Charité

aujourd’hui

La charité est confrontée à la pauvreté et à la violence dans le tiers-monde.

Devant les mains mutilées par la guerre et les visages amaigris par la faim, devant la soif aussi, l’Eglise occidentale tend la main (la main à la montre en bas de vitrail).

Par cette aide discrète de l’Eglise soeur, l’Eglise du tiers-monde, comme une mère courageuse (en haut du vitrail), est capable de nourrir par elle-même ses enfants.

Calebasses remplies de pain, turbans couverts de fruits que l’on porte sur la tête, tout ce que le don de l’eau dans le désert a permis (calebasse d’eau dans les mains de la mère), rappelle et accomplit les promesses de la Bible.

C’est le souvenir de l’eau donnée par Dieu dans le désert et qui coulait du rocher, le souvenir aussi de la manne par laquelle Dieu nourrissait son peuple errant.

C’est enfin le souvenir de la multiplication des pains et des poissons sur la montagne, quand les Béatitudes étaient annoncées aux pauvres.

Le vitrail tout entier est fait de ces pains et de ces poissons multipliés devant Moïse, puis par Jésus.

La charité de l’Eglise qui travaille à la croissance des pays en voie de développement participe ainsi à l’achèvement de l’Histoire du Salut

La Charité de

Saint Martin

Avant de peindre Saint Martin, j'ai peint le pauvre. Il est le coeur, le noyau de l’Evangile. Nous sommes les pauvres et Dieu, comme un Saint Martin, nous recouvre de son manteau. (Etre recouvert du manteau veut dire être épousé en monde juif).

Et puis, il y a la charité des saints qui rejoint le coeur même de Dieu. C'est pourquoi l'ogive qui entoure Saint Martin est à la fois l'expression du feu qui est en Dieu et l'Eglise, "la charité de l'Eglise en acte". Chaque saint, chaque baptisé habité de Dieu exprime l'Eglise Une et Sainte qui a pour mystère de dire le coeur de Dieu.

Au-dessus de la voûte-ogive-aura, on voit l'église bâtiment avec ses fenêtres ouvertes sur le monde. Elle se mêle au bleu du ciel. Et puis il y a la nature "qui attend en gémissant la révélation des Fils de Dieu et qui participe à nos actes de Rois, Prêtres et Prophètes.

Le cheval, tout d'abord presque debout sur ses arrières, rejoignant le ciel et quittant le terre à terre. Il est craintif devant le miracle du coeur de l'homme transfiguré par la grâce. Il voit dans le pauvre le passage de Dieu, tout comme l'ânesse de Balaam voyait Dieu. Et puis, les plantes, les fleurs, les pierres du chemin crient la Gloire de Dieu et chantent la charité.

Françoise Bürtz

Ce vitrail en émaux 1996 a été réalisé par Michel Ducreux, maître verrier à la Flêche sur des “cartons” de Françoise Bürtz

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